Le changement

Moi, c’est Layah, je suis une jeune fille de 17 ans. Je suis d’origine espagnole par ma mère et d’origine congolaise par mon père. Je suis une personne assez discrète et j’ai un cercle d’amis très restreint, je ne suis pas le genre de fille qui fait du cinéma pour se faire remarquer, à vrai dire, je n’aime pas quand toute l’attention est tournée autour de moi, me mélanger aux autres, ce n’est pas trop mon truc.

Je suis la deuxième de la famille, j’ai un grand frère, Hackeem, qui lui est âgé de 19 ans, une petite sœur, Carla qui elle est âgée de 14 ans et deux petits frères, Kevin et Noah. Ce sont des jumeaux, ils ont 11 ans. Nous habitons tous dans une grande maison qui se situe au centre de Madrid.

En effet, nous habitons à Madrid depuis peu, environ quatre mois. Nous nous y sommes installés parce que mon père a été engagé dans une grande boite et c’est un boulot qu’il ne pouvait pas refuser malheureusement.  Et c’est à partir de ce moment-là que j’ai commencé à me refermer sur moi-même, même si pour moi c’était simple de me faire de nouveaux amis, étant donné que je parle couramment espagnol – car ma mère nous a toujours parlé en espagnol, elle trouvait cela important-, malgré que je n’ai pas vraiment de difficulté à m’exprimer, je suis toujours quelqu’un d’assez réservé.

Dans mon nouveau groupe d’amis il y a Nuria, elle est très gentille et très serviable. C’est la première personne que j’ai connue ici, c’est une fille très spontanée, elle est tout de suite venue faire ma connaissance quand je suis arrivée dans cette grande école. Ensuite il y a Esteban, c’est le petit copain de Nuria, ils sont ensemble depuis deux ans, presque trois et ils filent le parfait amour. Lui aussi est un gentil garçon mais il est très sur la réserve, je ne connais pas grand-chose de lui, il traine avec nous quand on est en groupe et que sa petite copine, Nuria, est aussi avec nous. Maria, quant à elle, est une fille très gentille mais aussi très folle. C’est un peu comme la maman du groupe mais aussi la plus gamine d’entre nous, elle nous fait beaucoup rire. Et enfin, il y a Marco qui lui est le crush de Maria, ils se tournent beaucoup autour sans vouloir se dire les choses mais nous, nous l’avons remarqué depuis bien longtemps déjà.

Avant, j’habitais en Belgique, mais depuis que j’ai déménagé ici, ma vie a complètement changé. Je n’oublierais jamais tous mes amis que j’ai laissés là-bas en Belgique, ça me fait toujours bizarre de me dire que je suis désormais loin d’eux. Au début, c’était très dur mais à force, on finit par un peu s’y habituer même si ça reste tout de même compliqué, je suis évidemment encore en contact avec eux. Dans ce groupe de personnes que j’ai laissées là-bas, il y a une personne précisément qui me manque vraiment beaucoup et cette personne est Isaac.

Isaac est un garçon que j’avais rencontré là-bas, en Belgique, il était arrivé dans notre école il y deux ans mais je n’avais jamais vraiment prêté attention à ce garçon jusqu’au jour où, pendant une journée organisée par l’école, nous nous sommes retrouvés dans le même groupe de travail. Et c’est depuis ce jour-là que nous avons commencé à nous parler, en fait, c’était plutôt lui qui avait fait le premier pas en me rajoutant sur les réseaux sociaux parce que de moi-même, je ne l’aurais jamais fait. Lui et moi étions très proches, tout s’est très bien passé, pendant à peu près cinq mois jusqu’au jour où mes parents m’ont annoncé que nous allions aller vivre à Madrid.

Depuis que je suis dans cette ville, Isaac et moi parlons de moins en moins et ça m’attriste beaucoup.

Je me suis découvert une passion pour l’écriture, j’écris souvent des lettres et d’autres choses dans le genre, … Là tout de suite, j’ai une envie folle d’écrire donc j’attrape mon petit cahier et mon petit stylo et je me mets à écrire tout ce qui me passe par la tête.

“Hey, c’est encore moi… Promis, c’est la dernière fois que je t’écris. Tu me manques beaucoup. Je t’avoue, je ne sais pas trop par quoi et par où commencer. À vrai dire, je ne sais même pas pourquoi je t’écris encore. Mais je le fais et c’est comme ça.

Depuis plusieurs jours maintenant, j’attends ton message mais jusqu’ici je n’ai toujours rien reçu de ta part. Je ne sais pas si c’est intentionnel mais malgré ça, j’ai quand même le pressentiment qu’il t’est arrivé quelque chose mais je me demande encore qu’est-ce que cela pourrait bien être ? Et je ne sais toujours pas. Tu ne me parles pas, tu ne te confies plus, tu ne me fais plus confiance et tu ne m’as toujours pas donné de nouvelles depuis à peu près dix jours maintenant, pourtant tout allait si bien entre nous mais bizarrement du jour au lendemain tout a changé, tu es parti sans explication, je ne sais pas si c’est toi ou moi le problème,… J’ai essayé de comprendre et de voir ce que j’aurais pu faire de mal, qui t’aurais peut-être bloqué ou crispé mais je n’arrive pas à trouver… mais malgré tout je me dis que si tu t’es éloigné peu à peu et que maintenant tu es parti, c’est que tu as surement tes raisons, c’est pour cela que je n’arrive pas à t’en vouloir, tout ce que je souhaite c’est que tout redevienne comme avant.”

Et voilà, encore une lettre écrite qui ne sera jamais envoyée car je n’ai pas le courage de le faire, mais le fait d’écrire me fait déjà un bien fou, j’ai compris que c’était un processus que je devais appliquer car selon moi ça allait apaiser mon cœur et mon âme, même si cette lettre rejoindra les nombreuses autres qui se trouvent dans une petite boîte mauve que je cache bien précieusement sous mon lit, de peur qu’un membre de ma famille ne les trouve et ne les lise. Maintenant que j’ai pu écrire tout ce que je ressens, je peux enfin aller me coucher.

Aujourd’hui, nous sommes lundi, lundi 2 décembre. Je me lève à 6h30 comme à mon habitude et je me prépare pour me rendre à l’école. Je commence les cours à 8h mais j’aime bien arriver un peu plus tôt pour pouvoir m’installer à mon aise dans ma salle de classe. J’ai une journée très chargée aujourd’hui. Entre les cours, la danse et l’écriture, je ne sais plus où donner de la tête donc pour ça je me suis fait un planning que je dois suivre à la lettre.

De 8h00 à 15h00, j’ai cours dans mon lycée, ensuite j’ai deux petites heures pour moi où je profite pour écrire des lettres, des nouvelles ou même encore dans mon journal intime. Oui, je ne vous ai pas dit mais je tiens un journal intime mais je n’écris pas tous les jours dedans, je n’écris que lorsque je me sens mal et que j’ai un petit coup de mou. Aux alentours de 17h00, j’arrête d’écrire, je me prépare pour aller à la danse et je me mets en route vers 17h15, la danse ne se trouve pas très loin de chez moi. Voilà donc comment se passent mes lundis.

Donc je commence les cours avec le cours d’histoire de monsieur Léon Sanchéz, le cours d’histoire est un cours que j’apprécie beaucoup mais aujourd’hui, je ne suis pas attentive, je n’arrive pas à me concentrer. À vrai dire, j’ai un peu la tête ailleurs, je repense à la dernière lettre que j’ai écrite et je me demande si je ne ferais pas mieux de l’envoyer à son destinataire. Mais je suis un peu trop timide pour ça, j’ai peur qu’il ne me réponde pas ou même qu’il ne prenne pas la peine de lire cette lettre.

La matinée passe et pendant la pause de midi, je m’en vais avec Nuria, Marco et Maria au centre commercial Albufera Plaza, malheureusement, Marco n’a pas pu venir aujourd’hui parce qu’il a entrainement de basket-ball. Nous nous baladons un petit peu partout quand soudain on entend une voix qui appelle Nuria au loin. La voix qui l’appelait était celle de sa grande sœur. Pendant qu’elle parlait avec cette dernière, Maria et moi avons continué notre petit tour, Esteban était resté avec elles et ce n’était pas plus mal parce que je n’aurais rien eu à lui dire.

Au centre commercial, j’ai déniché une petite merveille qui m’a quand même couté un peu chère. En y repensant, c’est bizarre comme à la maison et à l’extérieur, je ne suis pas la même. À la maison, je suis toujours dans ma chambre à lire, écrire, rester sur mon téléphone et tout autre chose dans le genre, des activités qui ne me demandent pas de sortir de ma chambre. Tandis qu’à l’extérieur, je ne suis pas pleine de vie, je n’irais pas jusqu’à là mais je suis quand même un peu plus heureuse, je sors, je vois des gens, je vais faire les magasins et tout.

Les jours passent et c’est toujours pareil. Voilà maintenant huit mois que j’habite ici et c’est toujours pareil. Je continue encore à écrire des lettres qui comme à leur habitude ne sont pas envoyées. Des lettres pour Isaac, j’en ai tellement écrit que je ne me rappelle même plus du nombre exact.

Aujourd’hui je ne me sens pas d’humeur pour aller à l’école, depuis plusieurs jours maintenant, je me pose des questions sur mon futur, bientôt j’aurai 18 ans, exactement dans deux semaines et je souhaiterais retourner vivre en Belgique seule ou avec ma grand-mère, je suis sûre qu’elle sera ravie de m’accueillir chez elle, moi et ma grand-mère avons toujours été très proches, je ne sais pas si mes parents vont accepter ma proposition mais je ne peux plus rester dans ce pays. J’aime beaucoup l’Espagne, c’est un beau pays, les gens sont sympas mais je n’arrive pas à m’y faire, mes proches en Belgique me manquent beaucoup trop, ma grand-mère me manque, tout me manque. Je ne pensais pas que cette situation allait autant m’affecter mais visiblement je n’y arrive pas.

J’ai parlé avec ma meilleure amie de Belgique, Melina, on a parlé de tout et de rien, ça faisait quand même un petit moment qu’on ne s’était pas appelées. Elle m’a racontée plein de choses, elle m’a dit comment ça se passait là-bas en Belgique. D’après elle, les choses n’ont pas beaucoup changé, je lui ai quand même posé des questions sur Isaac et elle n’en sait pas plus que moi. J’ai décidé d’agir comme une grande et d’affronter le monde réel en envoyant un message à Isaac sur snapchat, après huit mois presque sans nouvelle, je pouvais un peu voir ce qu’il devenait grâce aux photos et vidéos qu’il postait mais ce n’était pas assez, mon déménagement a vraiment cassé un truc entre nous mais je ne saurais vous dire quoi. J’attrape mon téléphone et je me mets à écrire tout ce qui me passe par la tête. Comment commencer ? Par un bonjour ? Non trop banal,…Hey ? Non, trop nul, je vais commencer par un salut. C’est bien un salut.

“Salut Isaac, ça va ? Qu’est-ce que tu deviens ? … ça fait quand même longtemps qu’on ne s’est pas parlé. Bon, je ne vais pas passer par quatre chemins. Si je t’écris, c’est que tu me manques énormément depuis que j’ai déménagé, je ne fais que penser à toi, je t’ai écrit plusieurs lettres que je n’ai jamais osé t’envoyer de peur que tu ne me répondes pas. Ma vie en Espagne est tellement différente de celle de Belgique, tout me manque, toi, l’école, la vie en général. J’ai perdu goût à la vie. Je souhaite de tout mon cœur retourner en Belgique, d’ailleurs je songe même à en parler à mes parents mais je ne sais pas s’ils vont accepter. En tout cas, je l’espère. En espérant que tu me répondes, Layah.”

Et voilà, c’est envoyé j’ai très peur qu’il ne me réponde pas. Il n’est que 11h08, je vais stresser toute la journée mais c’est un mal pour un bien. Je m’en vais me rendormir histoire de ne pas trop y penser. À mon réveil, il est 16h30, mon premier réflexe est de regarder si je n’ai pas reçu une notification, mais rien. Je suis encore plus stressée qu’avant. Je décide de passer ma journée normalement, je vais me préparer pour aller à la danse comme d’habitude et au moment où je sors  de chez moi, je reçois une notification, Isaac a répondu à mon message. Je ne sais pas quoi faire, d’un côté je suis heureuse qu’il ait pris la peine de me répondre mais de l’autre, j’appréhende un peu – même beaucoup, je dirais-, sa réponse. Je décide donc de ne pas l’ouvrir et lui répondre tout de suite, j’y répondrais après mon cours de danse.

Je termine la danse à 20h00, je me pose énormément de questions, j’essaye d’anticiper sa réponse mais mes idées fusent tellement dans ma tête que je n’arrive même plus à penser.

J’ai décidé de rentrer chez moi à pieds, comme ça je perds du temps, j’essaye un maximum de repousser la chose. Arrivée à la maison, je monte dans ma chambre tout en prenant soin de saluer ma famille bien sûr. Je me pose sur mon lit et je pense que c’est maintenant que je vais ouvrir le message.

“Salut Layah, je vais bien, merci, et toi, comment tu vas? Je n’ai pas changé, je suis toujours le même. C’est vrai que ça fait un bail qu’on ne s’est pas parlé. Si j’ai arrêté de t’envoyer des messages, c’est parce qu’à l’annonce de ton départ, je me suis braqué, de peur de m’attacher encore plus à toi. Ne t’inquiète pas, le problème ne vient pas de toi,… ça fait bizarre de s’écrire après neuf mois. En plus, si je me rappelle bien, bientôt c’est ton anniversaire, tu auras enfin 18 ans, j’espère que le fait que j’ai coupé les ponts avec toi ne t’as pas trop affectée, si ça a été le cas, je tenais quand même à m’en excuser. Isaac.”

Je suis tellement heureuse de sa réponse, pendant des mois je pensais que le problème venait de moi mais en fait non, ça me fait trop plaisir. Je lui ai donc répondu et je ne sais pas pour quelle raison, ça m’a reboostée donc sur un coup de tête, je décide d’aller parler à mes parents pour les convaincre de me laisser aller vivre chez ma grand-mère pour l’instant ; par après je chercherais un appartement seule pour ne pas trop déranger ma famille.

Je descends donc dans la cuisine, ma mère est en train de cuisiner et mon père est en train de boire un café. Je leur ai fait part de mon projet mais ils ne sont pas d’accord, ils me disent que je suis trop jeune pour me laisser habiter dans un autre pays loin d’eux et qu’ils ne veulent pas que je dérange ma grand-mère en m’imposant dans sa maison comme ça, mais j’avais déjà anticipé la chose, dans ma tête, je savais déjà tout ce que j’allais dire pour les convaincre. Je leur ai dit que je chercherais un petit boulot pour pouvoir me trouver un appartement, que je ne supportais pas le fait de vivre en Espagne, que je ne me faisais pas à cette vie. Après 3h de discussions, j’ai fini par les convaincre, nous avons fait un accord, déjà il fallait que ma grand-mère accepte, que je me trouve rapidement un boulot et ensuite que je sois autonome et responsable.

Donc c’est décidé, je m’en vais en Belgique dans trois semaines, j’ai tellement hâte. Je m’empresse de monter dans ma chambre et d’aller annoncer la nouvelle à Melina qui en est tout aussi ravie que moi.

Les jours passent et je continue de mener ma petite vie jusqu’au 29 octobre parce qu’aujourd’hui, c’est un grand jour, c’est mon anniversaire, j’ai actuellement 18 ans. Je suis contente mais dans tous les cas, je ne vais pas le fêter avec des amies, je me contenterai de le fêter au restaurant avec toute ma famille.

Aux alentours de 20h00, je commence tout doucement à me préparer parce que nous devons être là-bas à 22h00. Quand j’ai fini de me préparer, il est 21h30 et je décide de descendre et heureusement tout le monde était déjà prêt, je déteste attendre.

Nous nous dirigions tous vers le restaurant et nous commençons à manger. La discussion à table était basée sur mon départ qui arrivait à grands pas, dans exactement trois jours. Ce fut une agréable soirée en compagnie de ma famille.

C’est enfin le jour du grand départ, toute ma famille a décidé de nous accompagner mon frère et moi, à l’aéroport. Mon frère a décidé de venir passer du temps en Belgique pour les vacances. Ensuite il retournera en Espagne. Le vol est prévu pour 14h45 donc nous sommes partis de la maison à 10h00 pour éviter de rater l’heure du vol.

Arrivés à l’aéroport, nous nous sommes dit au revoir et nous avons pris l’avion. Nous sommes arrivés vers 17h00 et ma grand-mère nous attendait déjà là-bas. J’étais tellement contente de retourner en Belgique, je revivais à nouveau. Ma grand-mère avait déjà fait toutes les démarches pour me réinscrire dans mon ancienne école. Je commençais l’école à partir de la semaine prochaine et ça, je ne l’ai dit à personne même pas Melina, ça fera un effet de surprise. Étant donné que ma rentrée n’est que dans une semaine, je vais profiter de cette semaine pour sortir, revoir mes amis, …

Voilà maintenant une semaine que je suis ici, demain c’est la rentrée et j’ai très hâte mais je suis aussi stressée de la réaction des autres étudiants, mon retour va leur faire tout drôle.

Aujourd’hui, je me réveille à 6h30 pour être à l’heure à l’école. Je me prépare, je m’habille avec la tenue que j’ai choisie la veille et vers 7h45, je sors pour ne pas être en retard dès le premier jour.

Mon arrivée dans l’école a fait effet d’une bombe, les gens ne s’attendaient pas à mon retour, même pas Melina. Les étudiants sont contents de me revoir tout le monde veut me poser des questions par rapport à ma vie en Espagne et sur mon retour en Belgique. Moi, il n’y a qu’une seule chose qui m’intéresse, c’est de croiser Isaac, je me demande bien où il pourrait bien être.

Ce n’est qu’à la récré de 10h30 que j’aperçois Isaac au fond de la cour, je ne sais pas quoi faire, si je vais vers lui, si je l’ignore ou si je fais exprès de me faire remarquer pour que ce soit lui qui vienne vers moi.  Finalement, avant la fin de la récré, je décide d’aller moi-même vers lui.  On a un peu discuté mais je remarque qu’il est un peu bizarre comme s’il avait peur que quelqu’un nous voit. Lorsque nous devions retourner dans nos classes respectives, je vois une fille que je connais très bien, Luna, une ancienne amie qui par le passé, avait beaucoup compté pour moi. Mais depuis deux ans environ, on avait complètement coupé les ponts parce que ce n’est pas une fille bien, c’est une fille très vicieuse qui cherche toujours à vous rabaisser. Je la vois se diriger vers Isaac et l’embrasser. J’étais vraiment choquée de voir ça, je savais qu’elle ne m’aimait pas, qu’elle faisait tout pour me rendre la vie dure, mais de là à se rapprocher d’Isaac alors que pratiquement toute l’école savait que dans le passé nous étions proches. C’est dégueulasse et c’est vraiment petit de sa part. Je suis aussi en colère contre Isaac qui n’a même pas pris la peine de me prévenir qu’il était passé à autre chose. Moi qui étais tellement heureuse de le retrouver.

Cela fait maintenant quatre mois que je suis de retour, tout se passe très bien, j’ai réussi à me trouver un petit travail dans un fast-food près de chez ma grand-mère, ça fait 1 mois que j’ai commencé, ça va, je m’en sors plutôt bien entre gérer ma scolarité et gérer le travail. Je finis l’école à 16h00 max et je suis à la maison à 16h15 si je ne reste pas dehors avec des amis, après je commence le travail à 18h30 donc ça me laisse 2h30 pour faire ce que je veux. Je continue toujours à écrire ça me fait toujours autant de bien. Et puis Isaac, j’ai enfin réussi à complètement l’oublier, il vit bien sa vie avec Luna et tant mieux pour eux.

Aujourd’hui, ça fait un mois que je parle à un autre garçon que j’ai rencontré à mon travail, tout se passe très bien pour le moment et je ne vous en dirai pas plus.

Coralie Mbulu

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