Les Masques Tombés

On n’est jamais mieux servi que par soi-même…

Comment construire son futur ? Faut-il attendre de l’aide des autres pour le construire ? Faut-il dépendre des gens ou des « amis » pour fonder son propre avenir ?

Voilà différentes questions que se posent pas mal de personnes.

Et bien, moi, je vais répondre à toutes ces questions en vous racontant ma propre histoire…

Nous naissons tous de la même manière mais on ne construit pas tous notre vie de la même façon. Lorsque j’étais petite, je pensais que la vie allait être facile : aller à l’école, jouer avec mes « amis », travailler, me marier, avoir la plus belle des maisons, avoir beaucoup d’argent, avoir des enfants … Une vie toute belle, toute rose, une vie sans problème quoi !!!

Une vie sans problème, sans effort, sans que des personnes ne vous tournent le dos n’est pas une vie. Si on ne construit pas notre avenir nous-mêmes en mettant tous nos efforts et sans dépendre de quiconque, on n’atteindra jamais nos objectifs… C’est tout seul qu’on devient quelqu’un.

Il est 5h40 lorsque je me réveille pour me préparer, direction l’école.

Je me lève, je m’habille, mange un bout et hop en route vers l’école …

Une fois arrivée, je vais à la rencontre de mes « amis ».Nous discutons, rigolons,… jusqu’à la sonnerie.

10h30, c’est l’heure d’une petite pause après avoir travaillé trois heures de suite. Je me dirige vers mes « amis » et nous nous confions …comme toujours.

10h45, la sonnerie retentit, chacun  se dirige vers son local.

Enfin midi ! Une pause dans laquelle on prend un peu plus de temps pour vraiment parler et surtout bien manger.

Arrivés à 15h, chacun rentre chez soi…

En lisant cette routine, vous vous dites sûrement : « Que veut-elle nous faire comprendre ? ». Je vais tout  vous raconter …

Cette routine est comme un circuit qui a une ligne de départ mais pas de ligne d’arrivée. La ligne d’arrivée, je l’ai aperçue lorsque les vrais visages de mes soit disant amis sont apparus. Tout à coup, les masques sont tombés, ma vie a été chamboulée et la ligne d’arrivée est apparue. Beaucoup de mes amis m’ont tourné le dos quand j’avais réellement besoin d’eux. Chaque jour je me posais les mêmes questions : «  Qu’ai-je fait pour qu’ils s’éloignent tous de moi ?  Leur fais-je honte ? Ne suis-je pas assez comme eux ? ». Ce sont toutes des questions auxquelles j’ai mis du temps à répondre moi-même. C’est à ce moment-là que je me suis rendue compte que je vivais en fonction des gens mais que personne ne vivait en fonction de moi. Je me rendais malade pour des personnes qui n’en valaient même pas la peine, pour des personnes à qui j’accordais tout mon temps lorsque ça n’allait pas pour eux. Pendant un moment, j’étais en échec scolaire, ma vie n’avait ni queue ni tête, je devenais de plus en plus folle et tout ça pour des « amis » que je considérais comme ma famille et qui du jour au lendemain me quittent sans aucune explication …

Lorsque j’ai atteint cette fameuse ligne d’arrivée, je l’ai un peu comparée à un trou noir dans lequel on m’avait poussée… Il y avait comme une odeur de trahison dans ce trou.

Un jour, j’ai raconté un de mes plus grands secrets à deux de mes amies. Pendant quelques jours, tout se passait bien. Jusqu’au jour où une connaissance à moi me balance à la figure que mon plus gros secret a été dévoilé. Je me posais tellement de questions. Comment cette personne a-t-elle pu être au courant de cette chose ? Et si elle est au courant, forcément d’autres personnes le sont aussi ?!?  Les seules personnes qui connaissaient quelque chose de cette histoire étaient mes deux meilleures amies. J’étais réellement sous le choc, je ne savais pas quoi dire ni quoi faire mais pendant que je réfléchissais à un petit mensonge, la personne m’a avoué qui avait trahi ma confiance. Je ne l’aurais jamais cru … mes deux meilleures amies ? Mes sœurs ? C’est impossible qu’elles me fassent ça, à moi, leur sœur. Elles m’ont mises chacune à leur tour un couteau dans le dos. Comment vous dire que je ferais tout pour revenir en arrière et effacer tout ce que j’ai pu dire ce jour-là ? Mon Dieu, j’aimerais tellement partir loin … très loin et me cacher …  Pendant des semaines, je ne me présentais même plus à l’école, je ne sortais plus de chez moi de peur de croiser un élève de l’école.

  Un soir, je me suis mise devant mon miroir. Je me suis regardée pendant vingt longues minutes.  Mon teint était pâle, mes cernes étaient gonflés, ils avaient une couleur sombre inimaginable et mes yeux ressemblaient à peu près à du rouge sang. Sur le moment, je ne m’étais pas rendu compte de l’ampleur que tout ça avait pris.

Vingt minutes sont passées et j’ai crié d’un seul coup : STOP !!!  Je ne pouvais plus me voir dans un état pareil. Il y a une force inexplicable qui est soudain venue en moi et qui m’a d’un seul coup ressaisie et m’a ouvert les yeux.  En me regardant dans le miroir, je me suis posée mille et une questions : as-tu vraiment besoin d’eux pour vivre ? vivent-ils mieux sans toi ? vont-ils t’aider à devenir ce que tu souhaites être ? Bizarrement j’ai su plus facilement répondre à mes questions que la première fois. Je me suis tout de suite reprise en main. J’ai pris une bonne douche et repris soin de moi afin de ressembler un peu plus à quelque chose et surtout de ressembler à la fille forte et courageuse d’avant.

Après avoir enfin fini de prendre soin de mon corps, j’ai voulu prendre soin de mon petit cœur brisé  afin de le reconstruire. Malheureusement il n’y avait personne en qui je pouvais compter, de peur que je me dévoile beaucoup trop et qu’on me remette encore un couteau dans le dos. J’avais un vide dans mon cœur, un énorme vide… Je ne voulais me confier en aucun cas à un de mes amis de peur que… C’est vrai je n’en ai plus maintenant…

Je me suis dirigée vers mon lit et je me suis mise à penser. Soudain, je me vis parler à moi-même, je me vis en train de me redonner confiance, je me vis en train de dire : «  Tu es une fille forte, une fille géniale, il n’y en a pas deux comme toi, aies confiance en toi, garde la tête haute, avance toute seule, crée ton avenir toute seule, sois dépendante de toi-même et personne d’autre, ne laisse personne te rabaisser,… »  Je me suis d’un seul coup sentie moins seule comme si quelqu’un me rassurait, pourtant ce n’était que moi, ce n’était que ma conscience qui me donnait confiance, ce n’était que ma conscience qui m’aidait à aller mieux et qui m’aidait à devenir encore plus forte de jour en jour…. Je pouvais enfin affronter le monde noir, hypocrite et lâche dans lequel nous vivons… J’étais un peu plus prête à voler de mes propres ailes …

El Yagoubi Malaak

                                                       

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