Que sont-ils devenus ? (1) – Himad Messoudi

Après notre série des « Profs Mystères », nous inaugurons celle des « Que sont-ils devenus? » qui braque les projecteurs sur des anciens de l’athénée. Vous la retrouverez dès la rentrée prochaine.

Interview d’un ancien élève de l’ABL devenu journaliste

Himad Messoudi, un ancien élève de l’ABL, aujourd’hui journaliste à la RTBF a accepté de répondre à mes questions.

Himad Messoudi

Wassim Ghazali : Le métier de journaliste vous plait il ? En quoi ?

Himad Messoudi : Oui, j’aime beaucoup mon métier. C’est même une passion. Ce qui est quand même plus agréable, hein ?! Ce boulot me plaît car j’aime l’information, et le fait de la transmettre aux internautes, auditeurs ou téléspectateurs. Le métier de journaliste, c’est l’assurance de ne jamais s’ennuyer : on change régulièrement de dossiers à suivre, on rencontre pas mal de monde, on apprend plein de trucs, tous les jours. Et puis, il y a aussi le petit stress du direct. C’est amusant.

Wassim  Ghazali: Est-ce compliqué de parler en sachant qu’environ 300 000 personnes vous regardent en direct lors d’un journal TV ?

Himad Messoudi : 300.000, c’est pour le journal de 13h. A 19h30, c’est souvent le double. Compliqué, non. En tout cas, personnellement, je n’y pense jamais. Un direct au JT, c’est expliquer une situation politique ou donner les dernières infos sur l’une ou l’autre problématique. Le plus important, c’est donc d’avoir de bonnes infos, et de bien les faire passer. On pense donc au fait d’être intelligible, avant tout. Le nombre de téléspectateurs, c’est presque un détail.

Wassim Ghazali : Y avait-il un journal à l’ABL autrefois ? Si oui, y participiez-vous ? Si non, auriez-vous voulu le faire ?

Himad Messoudi : J’ai pas souvenir qu’on avait un journal à l’ABL à l’époque. Mais ça commence à faire longtemps. Si ça avait existé, oui, j’aurais voulu y participer. Je voulais déjà être journaliste à l’époque.

Wassim Ghazali : Auriez-vous un conseil à donner à ceux qui voudraient devenir journaliste ?

Himad Messoudi : De bien réfléchir. C’est de plus en plus compliqué de vivre du journalisme car il y a beaucoup de gens qui voudraient le devenir, mais peu de places disponibles. Si c’est bien réfléchi, alors, faut foncer. Et surtout s’accrocher. Il faut aussi souvent lire le journal. Pas uniquement voir les infos sur le web. Dans un journal papier, il y a plein de trucs dont on ne parle jamais. Et puis, il faut se cultiver. Et le plus simple pour se cultiver, c’est être curieux. Se poser des questions, tout le temps, et trouver des réponses aux questions qu’on se pose.

Wassim Ghazali : Aviez- vous un autre projet de vie ?

Himad Messoudi : A un moment, j’ai voulu devenir conducteur de bus à la STIB. Vers 13-14 ans. J’aimais bien l’idée de conduire, et je me disais que ça pouvait être cool comme boulot. Sinon, non, je n’avais pas vraiment d’autre projet de vie. Et même aujourd’hui, je ne sais pas trop ce que je pourrais faire d’autre.

Wassim Ghazali : Quand vous étiez à l’ABL, quels étaient les profs que vous aimiez  le plus et étaient-ils respectés ? Pourquoi ?

Himad Messoudi : Mon prof préféré, c’était monsieur Simelon. Un super professeur d’histoire. J’en aimais d’autres aussi, mais j’ai oublié leur nom… Oui, ils étaient respectés, quasi tous. J’avoue qu’on avait rendu « maboul » une jeune prof de néerlandais, qu’on n’a plus jamais vue.

Wassim  Ghazali : Les cours vous semblaient-ils utiles ? Tous ou certains ? Lesquels ?

Himad Messoudi : Non, tous les cours ne me semblaient pas utiles. Genre physique (franchement, ça sert vraiment à rien), chimie (idem), biologie (pas mieux), mathématique (ça, ça peut servir, mais ça devrait être réservé aux matheux 🙂 Bah, dans l’absolu, tous les cours sont utiles. Surtout si on ne sait pas vraiment dans quoi se diriger plus tard dans la vie. Mais quand on est certain de ne pas vouloir faire des trucs scientifiques, y a plus de cours inutiles, j’avoue.

Wassim Ghazali : Si vous aviez un conseil à nous donner, nous, nouveaux élèves de l’ABL, quel serait-il ?

Himad Messoudi : Il faut aimer l’école. Franchement. L’école secondaire, mais aussi, plus tard la haute école ou l’université. Mes meilleures années, c’était à l’unif car tous les jours, j’apprenais un nouveau truc. Tous les jours, je tombais sur un gars ou une fille plus malin que moi et qui m’apprenait des trucs. Il faut ouvrir les yeux, pour voir le monde, pour lire des livres, pour découvrir ce qui se passe ailleurs, comme chez soi. Ayez soif d’apprendre. C’est le meilleur conseil que je peux vous donner 🙂 🙂 🙂

Wassim Ghazali, 1C4

3 commentaires

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