Sénégal 2015

« Sénégal 2015 » car il y a eu un autre voyage au Sénégal en 2010 : ce voyage-là fut le premier voyage organisé en Afrique Noire avec des élèves de l’ABL. Puis, ce fut le Bénin en 2013 et enfin le Sénégal encore une fois en 2015. Il y eut donc trois voyages en Afrique Noire avec des élèves de l’ABL. A chaque fois, il y avait une dizaine d’élèves et de 5 à 7 professeurs qui partaient.

L’idée d’un professeur
Il est intéressant de savoir comment cette idée de voyager en Afrique subsaharienne est survenue. C’est Madame Michèle Peyrat qui eut cette idée. C’est d’ailleurs elle la principale organisatrice de ces voyages. Elle a été prof de français, d’histoire mais surtout de morale. En 2005, elle effectua son premier voyage en Afrique Noire au Mali (où elle s’est rendue à trois autres reprises-2007/2008/2009). Ainsi, après avoir visité ce pays, elle a aussitôt souhaité y amener des élèves. Cependant, elle trouvait à l’époque ce projet irréalisable en raison de la distance, du prix très élevé et du fait qu’elle n’aurait jamais les autorisations de faire un tel voyage. Or, 5 ans plus tard un voyage au Sénégal fut organisé.
 
Son but en nous amenant là-bas (en Afrique Noire) est de nous faire partager la grande émotion qu’elle a connue à chaque fois qu’elle se rendait dans un pays africain. Elle s’est dit que si elle a dû attendre d’avoir plus de 50 ans pour ressentir cette émotion, l’éprouver avant ses 18 ans serait marquant à vie. De plus, face aux individus qui se plaignent tout le temps, elle trouve qu’il est important de leur dire qu’il y a des personnes qui vivent dans des conditions très difficiles et, malgré cela, qui restent optimistes et joyeux.
 
Le voyage de 2015
A présent, revenons au « Sénégal 2015 ». Ce voyage a eu lieu pendant les congés de Toussaint (30 octobre-8 novembre). Nous avons fait une escale à Lisbonne où nous sommes restés une journée pendant laquelle nous avons visité avant de reprendre l’avion direction le Sénégal. Nous étions à 20 pour ce voyage.
 
Avant de partir
Pour le financement de ce voyage, nous avons dû acheter le billet d’avion (environ 475 euros) et pour ce qui est des frais de la semaine, nous avons gagné de l’argent grâce aux représentations d’une pièce théâtrale tirée d’un conte africain dans plusieurs écoles maternelles-primaires. Nous avons aussi vendu des collations et boissons au sein de l’ABL et enfin nous avons bénéficié d’une petite aide de la commune d’Anderlecht.
 
Etapes et souvenirs
Le premier jour, nous avons atterri tard dans la journée à Dakar. La première sensation à la sortie de l’aéroport était la chaleur. En effet, il faisait extrêmement chaud. Au parking de l’aéroport, nous avons rencontré trois merveilleuses personnes. L’une était notre guide, l’autre, notre chauffeur et la dernière, un accompagnateur. Ils nous ont accompagnés durant tout le séjour. Nous faisions tous les trajets en bus.
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Durant le séjour, nous ne restions jamais plus de deux jours dans une même ville ou village. Nous avons donc passé 2 nuits à Dakar, 2 nuits à Foundiounge, 2 nuits à Joal Fadiouth et 2 nuits à Saint-Louis. Pour ce qui est des visites « touristiques », nous sommes partis sur l’île de Gorée connue pour  la  déportation des esclaves vers l’Amérique. Nous sommes aussi partis sur une autre île, l’île aux coquillages. C’est une île particulière car nous marchions sur des coquillages (d’où son nom, l’île aux coquillages). Nous avons aussi visité le parc national des oiseaux du Djoudj. On y a fait un long trajet sur une pirogue (sorte de petit bateau). Il y a eu d’autres occasions où nous sommes montés sur une pirogue.
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Pour ce qui est de la nourriture, c’était délicieux. Nous avons mangé des crevettes, du riz, du couscous, des frites, des crêpes, du poisson, etc. 
Durant ce voyage, il y eut des moments très émouvants comme lorsque nous sommes partis sur la côte et avons vu des milliers de personnes vendre et acheter des poissons. Le plus marquant était de voir une telle densité et un tel nombre de personnes pour du commerce et aussi de voir ces enfants en train de jouer et de se demander d’où nous venions. Il faut aussi savoir que beaucoup d’enfants ne vont pas à l’école là-bas et aident leur parents à pêcher par exemple.
Un autre événement marquant était lorsqu’on est parti dans un village de brousse (= »campagne »). Les femmes cuisinaient à l’extérieur, il y avait beaucoup d’enfants et parmi eux il y en avait beaucoup qui ne vont pas à l’école.
 
Nous avons dans ce village de brousse et dans d’autres villes présenté aux élèves d’écoles élémentaires (=écoles primaires) une pièce de théâtre sur un conte africain (la même que nous avions présentée en Belgique pour financer une partie de notre voyage). Nous avons à chaque fois été émus devant la discipline et le nombre des élèves. Après la présentation, nous jouions avec les élèves et parlions avec les instituteurs et directeur. 
 
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Nous avons aussi été dans une autre école mais cette fois dans une école secondaire pour assister au cours de 6ème. Nous avons remarqué qu’il y avait beaucoup d’interactions entre le prof et les élèves. Nous avons parlé avec quelques étudiants qui nous ont dit que leurs matières d’école étaient extrêmement difficiles. Nous avons aussi eu la chance de parler au directeur et à certains profs de l’école.  
Mon souhait
Nous pourrions rester pendant longtemps en train de parler de ce voyage, des nombreuses et merveilleuses personnes que nous avons rencontrées, des nombreuses anecdotes que nous n’oublierons jamais. Je souhaite vraiment à tous un tel voyage dans un pays où la vie en société  est très présente malgré des conditions de vie difficiles pour beaucoup. Je souhaite encore plus que tout que le Sénégal mais aussi tous les autre pays en voie de développement (ou plutôt tous les pays du monde) connaissent un vrai changement quant à leur conditions actuelles : le fait de ne pas trouver de travail après ses études ou, dans le cas contraire, de ne pas être bien rémunéré, etc. 
Dans le futur
En ce qui concerne les prochains voyages en Afrique, Madame Michèle Peyrat voudrait à l’avenir peut-être plus rester dans un village et partager la vie des villageois. Cependant, elle pense que trouver un pays d’Afrique sûr sera difficile à cause du contexte international actuel et des difficultés nationales mais elle reste avant tout optimiste.  
 
Témoignages
Pour finir, voici deux témoignages de ce voyage au Sénégal :
Zhou Suwen :  « Aller au Sénégal est une expérience inoubliable, j’ai vraiment envie de le refaire une fois. »
Neziroglu Izel : « Le Sénégal restera et sera à jamais pour moi un moment inoubliable! Ce voyage extraordinaire sera gravé à tout jamais dans ma mémoire. Chaque instant, chaque moment de ce voyage a été une chance, une expérience que je souhaite à tout le monde.
Ce proverbe Sénégalais illustre a merveille mes sentiments « Pauvre est celui qui est seul ».

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Bochra Younes, 6SM

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