~Just Understand – Chapitre II

oeil

Toute la journée, il m’a montré des enregistrements de mon ancienne vie. S’il les possède, c’est que c’est quelqu’un qui était proche de ma famille, peut-être même qu’il en était membre… Et cette nuit, j’ai eu une sorte de vision, un flash-back…

***

« Tu viens, Lou ? On va sur les balançoires !!! », cria mon frère. « Oui, j’arrive ! » répondis-je. Il se mit à courir, moi sur ses talons. Il s’assit sur la balançoire, et me demanda de le pousser. « Pas trop haut, tu sais bien que je suis malade à cause de ça ! » Je me mis à pousser la balançoire, tout doucement. Maman et Papa, assis sur un banc un peu plus loin, nous observaient en riant.

Cela faisait quinze minutes que je le poussais. « Thomas, je peux aller sur la balançoire maintenant ?? »« Attends, laisse-moi encore un peu… », me dit-il. « Mais allez, s’il te plaît… Après on va devoir partir et j’aurai pas le temps… »« C’est pas grave, on reviendra un autre jour ! », rétorqua-t-il… Je me mis a crier : « Non, je veux maintenant ! C’est toujours toi qui y vas ! » Thomas se mit à piquer une de ses crises de colère, comme chaque fois qu’on s’énervait sur lui. Évidemment, Maman arriva, et prit sa défense. Je me remis donc à pousser sa balançoire. J’étais énervée. Mon regard fut attiré par la grosse pierre, devant la balançoire. Je poussais de plus en plus fort, sans m’en rendre compte. Puis, au lieu de pousser sur la balançoire, je poussai dans le dos de Thomas. Il bascula vers l’avant et j’entendis sa tête cogner contre la pierre. Je vis Maman se précipiter vers lui, Papa appeler les urgences, j’entendis les sirènes de l’ambulance, et je restais là, dans mon coin, seule….

***

Je me réveillai en sursaut, mon rêve encore bien ancré dans mon esprit. L’accident. Le jour où ma vie et celle de Thomas avaient basculé. Il se mit à me parler : « Je sais de quoi tu as rêvé, Diane. Tu criais, comme le jour de l’accident. Mais ce n’est pas de ta faute, ce qui s’est passé. C’est la sienne. Et celle de ta Maman… » « Non. C’est moi qui ai poussé Thomas. J’aurais pu le tuer… » « Tu aurais dû le tuer, plutôt. Tu n’aurais pas autant souffert. »

La nuit suivante, j’ai eu une autre vision, bien différente. Une scène que je croyais ne pas être capable d’oublier…

 ***

J’avais passé la soirée avec Edward, mon petit copain de l’époque. On était allés au cinéma, et on s’était promenés. On était arrivés devant chez lui, devant sa porte.

« Au revoir, princesse. À mercredi. », me dit-il avant de m’embrasser. Une fois qu’il était rentré, je me retournai et vis une fourgonnette bleue devant l’allée. Je n’y prêtai pas attention, mais pourtant j’aurais dû… Je commençai à marcher vers la maison. Bizarrement, j’avais l’impression d’être suivie. Inquiète, j’accélérai. Lorsque j’entendis mon nom, je  me retournai et vis un homme cagoulé. Tout ce que j’aperçus de lui fut ses yeux. Des yeux d’un bleu intense. Des yeux que je connaissais. Il s’approcha d’un air menaçant. Je fis aussitôt demi-tour et courut le plus vite possible. La fourgonnette bleue que j’avais aperçue plus tôt surgit de nulle part et se plaça en travers du trottoir, me bloquant le passage. Je me retournai et vis que l’inconnu m’avait rattrapée. J’étais coincée entre lui et la fourgonnette. Une portière s’ouvrit, et je sentis un coup dans ma nuque. Le sol se déroba sous mes pieds. La dernière chose que je vis avant le trou noir fut deux yeux bleus…

***

 

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